Dimanche 13 octobre: ronde 1 des interclubs

Photo de la salle du club pendant les rencontres de D1 face à Sundgau et de D2 face à Lutterbach

Résultats :

D1 : Huningue 3-3 Sundgau

D2 : Huningue 4-0 Lutterbach

Texte de Christophe SCHWOERER :

Ce matin nous avons débuté la saison de D1 par un match nul contre la jeune équipe de Sundgau 4.

Bravo à Pierre-Marie, Jean-Louis et Éric pour leurs belles victoires !

Merci aux autres joueurs et à Hervé P. pour l’organisation. 

Texte de Paul MUNCH :

Ronde 1

HUNINGUE 2 – LUTTERBACH 4-0

Le Team 2 n’a pas fait dans la dentelle. Si le score de ce premier match de la 1ère ronde du championnat 2024/25 Haut-Rhin 2 ne souffre pas la moindre discussion, la manière, elle, telle un véritable feu d’artifice brillant et flamboyant sur les quatre échiquiers, ne l’aura pas été moins. Détails.

Au 4e échiquier, Francis a été le premier à ouvrir le score. Avec les Blancs, son adversaire joue e4. Francis lui oppose une Défense française et, dès l’ouverture, le prend à la gorge. Francis attaque, fait reculer son opposant, l’étrangle littéralement, lui plante même une fourchette magistrale avec gain de Fou, empêche ensuite le Roi de roquer et, en quelques coups sèchement assénés, l’extirpe finalement de sa défense. La Dame, une Tour, les deux Fous assaillent le monarque adverse qui plie et rompt et agonise en 20 coups. Performance de haut vol.

Au 3e échiquier, Danielle, ne pouvait pas ne pas être en reste. Qui d’ailleurs saurait-il résister lorsque notre passionnaria du noble jeu récite son Stonewall en premier comme d’autres psalmodient leur Bréviaire ? Ou alors, l’adversaire s’était peut-être cru dans une fable de la Fontaine ? « Maître corbeau sur un arbre perché… » Sinon un poème saturnien de Verlaine ? « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue… » Danielle a joué ses coups avec une infinie délicatesse avant de… planter un poignard mortel. Mat en 20 coups. Net et sans v-bavure.

Au 2e échiquier, voici Bruno. Il oppose une Est Indienne déguisée à un adversaire pourtant pas né de la dernière pluie. Mais que faire lorsque notre magicien de l’échiquier s’amuse à intervertir les coups, puis, embrouiller le jeu et, patiemment, attendre l’erreur ? Celle-ci ne tarde pas à surgir. Malmené, maltraité, martyrisé par la puissance de feu des pièces adverses, le joueur de Lutterbach espère malgré tout. Il croit trouver une bouffée d’oxygène qui le laisserait souffler un peu du côté du grand roque. Las, le remède s’avère pire que le mal. 36 coups et abandon. Bruno est en airain.

Au 1er échiquier, Paul pouvait-il faire moins, avec de tels coéquipiers et une pensée pour Eric et Jo, prêts, et l’un et l’autre, à entrer dans le grand combat ? Pouvait-il faire moins que parachever la victoire et lui donner les couleurs du triomphe ? L’affaire sera moins vite pliée. Paul pousse au centre. L’adversaire se recroqueville. Dix-huit coups sont joués, toutes les pièces, les blanches, les noires, toutes en mouvement, présentes, quand les deux premiers pions disparaissent de l’échiquier. La puissance de feu des pièces blanches assurera le gain d’une pièce et de la partie.

Le Team 2 a entamé sa longue marche de la plus brillante des manières. Au loin, le fameux Graal, quête des chevaliers de la Table Ronde, en point de mire. Le Team 2 en renfort. La prochaine ronde, le 17 novembre prochain, déplacera l’équipe du côté d’Eschentzwiller. D’abord savourer, bien sûr, se réjouir, emmagasiner de la confiance en mesurant l’incroyable force collective du Team. Le temps, ensuite, viendra de se projeter, fourbir ses armes, se serrer les coudes. Le temps, alors, de faire claquer à nouveau l’étendard aux quatre horizons de la victoire.

P.M.