Championnat interne senior « derniers résultats »

Tous les 1er et 3ème lundis de chaque mois, les seniors jouent leur championnat interne au club à partir de 14h00. Paul nous informe des derniers matchs et des résultats. (Photo : Joseph Pierson)

LA TETE DE MARIE-ANTOINETTE

Les seniors ont du savoir-vivre. Tous des gentlemans. Et sans compter la fort chaleureuse et cordiale Danielle, souriante et toujours un mot gentil en bouche. Danielle est un tournesol. Rayonnante. Pourtant le championnat des seniors se joue une nouvelle fois à couteaux tirés. La deuxième ronde aura ainsi vu trois têtes couronnées rouler dans la sciure…
C’est le cas de le dire, puisque cette ronde s’est déroulée un 16 octobre ! 16 octobre ? Danielle n’avait-elle pas prévenu : « Je n’aime pas cette date. C’est un 16 octobre (1793) que la reine Marie-Antoinette a été guillotinée… »
La Révolution a fondu sur les échiquiers. Le Directoire. La Terreur. La guillotine. Point de partage. Point de nulle. Non ! Trois parties ouvertes, engagées, « à la vie, à la mort ». Roulez tambour !
Il faut dire que le rythme de jeu de ce tournoi est atypique. Les pendules sont réglées sur 1h KO. Suffisamment de temps pour élaborer les stratégies. Souvent trop peu lorsqu’il s’agit de sortir la botte secrète qui fait mouche. Résultats.

Danielle Seitz a perdu une bataille, mais pas la guerre !

DANIELLE SEITZ – ERIC SCHREIBER 0-1
Eric est un fin joueur de tennis. Un crocodile des courts. Un émule de Bjorn Borg. Il tient les échanges, ne prend aucun risque, ne laisse aucune ouverture à l’adversaire. Mais gare à son passing. Sa raquette claque, la balle cingle, file le long de la ligne et rebondit à quelques centimètres à l’intérieur du court.
Aux échecs, c’est pareil. Développement académique. Structure de pions solide. Placement sur les cases fortes. Et puis, ouverture des lignes pour entrer dans une finale supérieure. Faciles les échecs, non ?
Danielle a songé à sa Marie-Antoinette. Prémonitoire ? Pas tant que ça. Elle a attaqué d’abord, Danielle. Elle s’est construit une forteresse au centre. Puis, elle a poussé les pions. Las, telle la vague qui se fracasse sur les rochers, son attaque n’a pas fait mouche. La mer est redevenue calme, seulement, avec des pions isolés, comment lutter en finale contre un joueur affichant une forme olympique ?

JOSEPH PIERSON – FRANCOIS DONNE 0-1
François c’est le Château Pétrus des échecs. Il se bonifie, se bonifie… Il va franchir le cap des trois quarts de siècles bientôt et il dame toujours le pion aux meilleurs. Mieux. François est entrain d’apprivoiser la pendule. Comme il en a eu peur souvent ! Combien de parties envolées en fumée ? Veaux, vaches cochons… Face à Jo, François a posé son jeu, et non sans planter des banderilles.
Il aurait tort celui qui songerait que Jo a mal joué. Jo est rigoureux. Jo est créatif. Jo est inventif. Si Jo était une graine, il se transformerait en une rose de Lady Di de14 cm de diamètre. C’est dire… Longtemps indécis, le combat s’est achevé sur un coup de dague planté dans le coeur du Roi blanc. Point de guillotine donc, ici. Une attaque directe sur le roque qui vole en éclat pour mener vers un mat imparable.

Ils sont forts ces Suisses, François Donné

PAUL MUNCH – BRUNO BRENGARD 1-0
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », soupirait Lamartine. Le poète jouait-il aux échecs ? Dans tous les cas, il s’y connaissait en stratégie. N’a-t-il pas été l’opposant de Louis-Napoléon Bonaparte lors de l’élection à la fonction de président de la République en 1848 ?
Un seul coup oublié et tout le déroulement d’une partie peut s’en trouver changé. Ah ! Si Bruno avait lu Lamartine avait de s’installer à l’échiquier. Etait-il surpris de voir Paul venir l’affronter sur son terrain ? Le terrain de la terrible Benoni ? Paul n’a pas eu froid aux yeux. Bruno a déroulé son jeu. Un seul manque… Au 7e coup, il joue d6 au lieu du théorique Fxf1, lequel aurait fait perdre deux temps aux Blancs. (1.d4 Cf6 2. c4 c5 3.d5 b5 4.cxb5 a6 5.bxa6 Fxa6 6. Cc3 g6 7.e4 d6 ?)
A la manoeuvre, Paul va gagner un 2e pion, puis un 3e, résister aux contre attaques fougueuses de Bruno, avant de tomber dans un zeitnot stressant. Alors qu’il compte moins de deux minutes à la pendule, son pion « a » va à Dame. La cause est entendue. La Dame promue peut s’appuyer sur l’aide d’un Cavalier. En face, un seul Fou. L’échiquier des Noirs est aussi dépeuplé que l’âme du poète…

CLASSEMENT
1. Eric 2 points (2 matches) ; 2. François 1,5 pts (2 matches) ; 3. Paul 1 pt (1 match) ; 4. Danielle 0,5 points (2 matches) ; 5. Jo 0 pt (1 match) et Bruno 0 pt (2 matches). Werner n’a pas encore joué. (Paul)

CALENDRIER
3ème ronde, lundi 30 octobre 2017
WERNER KAEMPFE – PAUL MUNCH
ERIC SCHREIBER – PIERSON MARIE JOSEPH

4ème ronde dès le lundi 6 novembre.

Voir aussi tous les résultats : « compétitions internes » → « Championnat senior 2017/2018 ».